16 octobre 2015

On parle de nous

Publié en Décembre 2017 dans Excalibur

Publié en Mai 2017 dans Le Progrès Loire et Haute-Loire

Publié le 27/09/2016 – Journal La Montagne

Puy-de-Dôme : l’ingénieur informatique devenue créatrice de couteaux

Laure Palluy-Corvaisier est à cette heure la seule femme coutelière à participer au Salon de la Coutellerie à La Monnerie, près de Thiers. Derrière cette inscription, une histoire et peut-être beaucoup d’avenir.
L’ingénieur informatique a voulu quitter quelque temps ses écrans. Et pendant cette trêve, elle est tombée amoureuse de la coutellerie. En à peine deux ans, Laure Palluy-Corvaisier a imaginé et créé deux couteaux. Aujourd’hui, elle projette de reprendre la coutellerie Issard, à La Monnerie-le-Montel. Les 1er et 2 octobre, au Salon de la coutellerie, Laure présentera ses deux œuvres, le Saint-Jacques et le Poilu. L’occasion de raconter leur histoire, et peut-être aussi la sienne, puisqu’elles vont désormais ensemble.
« Faire perdurer l’activité et le nom Issard »
À 44 ans, Laure n’en est pas à sa première reconversion professionnelle. Elle a d’abord abandonné la cartographie, sa formation initiale, pour conseiller les entreprises à l’heure des balbutiements d’internet. De free-lance, elle devient employée. Elle vit à Peschadoires, Billom, Paris, Châteauroux, Bourg-en-Bresse… et entre finalement en 2003 au Conseil départemental du Rhône. 
C’est douze ans après qu’elle demande une disponibilité pour pouvoir tenter sa chance ailleurs, tout en ayant l’assurance de retrouver son poste en cas d’échec. « Mon objectif, c’est de ne pas y retourner », annonce-t-elle clairement. Il faut dire que des projets, elle en a plein la tête. Surtout depuis qu’elle a visité le Musée de la Coutellerie, à Thiers, à l’automne 2014. C’est de là que lui est venue l’idée de créer un couteau. « Cela nous a plu énormément », raconte-t-elle, incluant toujours son mari dans ses entreprises. « Si ça nous plaît, on y va, au culot ! ». 
Devant leur maison, à Saint-Sauveur-en-Rue dans la Loire, passe le chemin de Compostelle. «Les pèlerins n’ont que des couteaux suisses ou des laguioles», remarque-t-elle. Alors elle imagine un « Saint-Jacques », un « couteau du marcheur, simple et pratique », portant une coquille sur son dos. Le couple démarche des artisans du secteur thiernois. Renaud Aubry leur répond. Le couteau est créé, son nom breveté et déposé à l’INPI (Institut national de la propriété industrielle), il sort fin août 2015.
« D’avoir imaginé ce couteau, je me suis intéressée à la technique. Et puis j’en suis venue à me dire : “Et si moi aussi je créais des couteaux ?” ». Aujourd’hui, les choses ont encore progressé dans son esprit. « La coutellerie aurait pu rester un loisir, quelque chose annexe. Mais l’aventure est bien lancée. Je suis en train de créer un atelier dans ma grange. Mon objectif aujourd’hui, c’est devenir coutelière. » Mais elle précise : « Il y a des choses qui vont me manquer, je vais me rendre compte, petit à petit, de ce sur quoi je devrai être formée. Je ferai ce que je peux. » Ce qui ne l’empêche pas de se lancer dans un deuxième projet, début janvier 2016, en s’inspirant des lettres de la guerre 14-18 retrouvées dans le grenier de cette même maison ligérienne, qu’elle avait données aux archives départementales.
Un deuxième couteau en série limitée
Elle désire incruster des copies de ces courriers dans de la résine pour orner le manche d’un couteau. Chaque article aura un extrait de lettre différente. La série sera limitée à cent exemplaires. Le nom « Le Poilu » est à son tour breveté. Mais quelle forme lui donner ? « J’ai fait des recherches et découvert que les couteaux les plus utilisés par les soldats de l’époque étaient des couteaux à palme. Renaud Aubry, l’artisan qui lui crée à nouveau ce deuxième ouvrage, l’a orientée : “Il faut voir chez Jean, il a peut-être des modèles”. « Et c’est comme cela que j’ai rencontré Jean Issard, » conclut-elle. 
Le projet de la quadragénaire prend une autre tournure quand elle découvre cette coutellerie, que son patron persévère à faire tourner, huit ans après sa retraite. « Pour moi, cette entreprise ne doit pas s’arrêter. Il faut que ça continue. » Aujourd’hui, Jean Issard et Laure Palluy-Corvaisier parlent ensemble de la succession, sans savoir encore quelle forme elle prendra. «Le but, c’est de faire perdurer l’activité et le nom. Que la marque Issard continue à travers moi», espère Laure. Et lorsqu’on demande à Jean pourquoi il serait prêt à lui transmettre sa coutellerie familiale, il répond : « parce qu’elle est tombée dedans ! J’ai vu des aventuriers, des gens qui savaient tout. Mais dans ce métier, il faut être petit. »
Alice Chevrier

 

Dans le dernier « Messer Magazin »

ohne_zuordnung_7Pilgermesser : "Wer eine Wanderung auf dem Jakobsweg plant, kann sich ab sofort mit einem stilechten Begleitmesser ausrüsten. Das Saint Jacques fügt sich harmonisch in Frankreichs traditionellen Messerkanon ein."

Dans Saint Jacques Magazine (hors série n°3 de Massif Central)

fine lame massif central hors série mars2016

Dans « E-commune » n°26

E-commune_26_fév2016

Dans « La passion des couteaux » n°125

passioncouteaux125

 

Dans « Village » Hiver 2015/2016

VillageHiver20152016

Dans Le Réveil

LeReveil25112015

Sur Youtube

 

Dans Le Progrès Loire et Haute-Loire

article12112015

15112015 le progrès Hte Loire

 

Sur News Auvergne

logo-news

 

Sur Forez Infos

LOGO forezinfo

 

Encore sur YouTube